Couverture des Boyaux Rouges
Contes cruels et véridiques

Serge Janouin-Benanti

Le confesseur des Boyaux rouges

13 crimes en Nord-Pas-de-Calais

Accessible et addictif, à lire comme une série : treize épisodes, treize frissons

Treize affaires criminelles saisissantes, pour découvrir sous un nouveau jour le pays attachant des mines et des beffrois :

  • À Oignies et Ostricourt le mineur Valentin Hudziak, capturé à Noyelles-sous-Lens et guillotiné à Cuincy alors qu’il méritait les honneurs dus aux premiers résistants ;
  • La mystérieuse bande d’Audresselles, opérant entre Calais et Boulogne, avec l’incroyable Joseph Lemettre ;
  • À Arras, l’horrible Dr Godart ;
  • Les marchés de Béthune et Bruay animés par l’inimitable coquetier d’Œuf, Bruno Brillois ;
  • De Bavincourt à Saint-Pol, entre amour et haine, Catherine Dehée, veuve Hennebois ;
  • À Arras, Louis Thumerel, fasciné par l’or de la Société Générale ;
  • À Boulogne, l’effrayant bigame Jean-Baptiste Leduc, qui poussera l’horreur au paroxysme ;
  • Mme Courbot et Mr Ancel, les amants terribles de Vedringhem, qui balanceront le mari gênant dans l’Aa, près de Saint-Omer ;
  • À Bruay, Hersin-Coupigny, Barlin, Bully, Lens, la folle équipée de Carpentier ;
  • À Lumbres, il n’aurait pas fallu contrarier la passion dévorante du très jeune Bruno Lesecq pour une appétissante cuisinière de cinquante ans ;
  • Les romanciers criminels, les fameux cousins Muchembled de Rivière ;
  • Maximilien Longuet, de Cambrai, cet assassin inouï, qui effraya même son confesseur, pourtant habitué à côtoyer les pires criminels du département ;
  • Et enfin, l’itinéraire meurtrier de Raoul Tremblié qui commença à Buenos Aires pour se terminer à Dunkerque, Douai et Saint Omer.

Les lieux des crimes:

Carte France, Nord-Pas-de-Calais
Le Nord-Pas-de-Calais
Lieux des crimes Nord-Pas-de-Calais
Les lieux des crimes
  • 1- Oublié de l'Histoire : Valentin Hudziak
  • 2- Détournements à la Société Générale : Louis Thumerel
  • 3- N'avouez jamais : Raoul Tremblié
  • 4- La bande d'Audresselles à lui tout seul : Joseph Lemettre
  • 5- Les amants du petit pont de Vedringhem : Courbot et Ancel
  • 6- Passion irrésistible : Bruno Lesecq
  • 7- L'aspirant docteur Godart : Théophile Godart
  • 8- Le corps de Théodore : Catherine Dehée
  • 9- Le coquetier d'Œuf : Bruno Brillois
  • 10- Le confesseur des Boyaux rouges : Maximilien Longuet
  • 11- Drame horrible : roman : Les cousins Muchembled
  • 12- Le voleur de figues : Carpentier
  • 13- Le bigame bilingue : Jean-Baptiste Leduc

Disponibilité

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Quelques photos extraites du livre

Avis Léon Szklarek
Avis de condamnation à mort de Léon Szklarek
L'Orenoque
La coque noire de l'Orénoque
Le confesseur des Boyaux-rouges
Le confesseur des Boyaux rouges
Guillotine à Arras
La guillotine sur la grande place d'Arras

Critiques

Et en ces temps de crise financière, le lecteur savourera l'affaire Thumerel (un employé modèle de la Société Générale qui détourna des sommes folles dans les années 1880.) […]

Delphine Cingal

Critique de Delphine Cingal sur le blog "Au four et à Melun"

Le livre tient par un fil très solide : la mécanique humaine du crime (désir, peur, vengeance, cupidité, humiliation), et surtout la manière dont la société le juge – parfois avec grandeur, parfois avec aveuglement, parfois avec une froideur administrative qui fait plus peur que le criminel.
Le recueil assume aussi son ancrage documentaire : l’auteur indique s’appuyer sur des sources comme la BnF, des archives départementales et des journaux d’époque.
Cette base factuelle donne une densité particulière : on sent le poids des lieux, des mentalités et du vocabulaire judiciaire. Et c’est précisément là que Serge Janouin-Benanti est le plus convaincant : quand il transforme une chronologie d’archives en dramaturgie, sans « romancer » au point de trahir, mais en faisant entendre la pulsation d’une époque.

Style, rythme, et plaisir de lecture
La grande réussite du recueil, c’est son équilibre entre exactitude et narration. L’auteur ne se contente pas d’aligner des faits : il fabrique des scènes, fait parler les personnages, met en place des attentes, joue sur l’ironie tragique (on sait souvent que ça finira mal, mais on espère quand même un déraillement du destin). Et il le fait en assumant sa méthode : artifices de composition, immersion psychologique, liaisons inventées entre épisodes réels – tout cela revendiqué comme moyen de rendre la réalité lisible, sensible, mémorable.

Critique complète à lire sur Les Lecteurs du Port

Une rue sombre sous l’Occupation. Une banque trop confiante. Un petit pont de campagne où l’amour devient piège. Une confession arrachée à un homme déjà perdu. Et, au bout, le même frisson : dans le Nord–Pas-de-Calais, le crime n’est jamais loin… il est dans l’air, dans la mine, dans la rumeur.
Le confesseur des Boyaux rouges – 13 crimes en Nord–Pas-de-Calais vous entraîne dans treize affaires inspirées de faits réels où l’époque et le territoire deviennent des personnages. Ici, tout commence par un détail : un regard de trop, une dette, un secret, une obsession, une réputation qui menace de s’effondrer. Puis la mécanique s’enclenche. Et elle ne s’arrête plus.

Présentation complète du livre sur le Blog 3E éditions

Toutes les histoires sont-elles vraies ? Quelle part de fiction et de réalité ?

Toutes les histoires sont vraies. Je me suis donné comme contrainte, et c’en est une forte dans l’écriture, de rester au plus près de la réalité. Les faits et anecdotes, mêmes les plus insolites, comme le condamné qui réclame de marcher nu pied derrière la charrette qui le conduit à l’échafaud pour souffrir encore plus et gagner la rédemption divine, sont parfaitement exacts. Évidemment, pour susciter et maintenir l’intérêt du lecteur, j’ai rédigé ces affaires sous forme de nouvelles, ce qui nécessite une reconstruction littéraire. J’ai plusieurs artifices de composition, de la narration linéaire aux flash-back, du centrage de l’action autour du coupable, de la victime, d’auxiliaires de la justice, pour donner de la vie à mes personnages. C’est la part créative de mes nouvelles. Je peux d’autant plus me livrer à cette part de création que je suis parvenu à rentrer dans la peau de mes personnages. Quand leur comportement m’est devenu familier, que leur psychologie me les rend prévisibles, je peux écrire les liaisons entre épisodes, les tranches de vie manquantes, avec d’autant plus de précision et de vraisemblance.

Interview de Marie-France Humbert pour Nord-Littoral, 10 mai 2009.

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