Voici une surprenante et passionnante épopée du chemin de fer racontée à travers les passions humaines et les crimes :
Pas de rails chez moi ! La bouillante demoiselle Dumarest les arrachait la nuit ;
Première malle sanglante. Le commissaire Roata face à l’invraisemblable affaire Blétry ;
À bas le chemin de fer ! Du temps où l’on brûlait les gares et les ouvrages d’art ;
Le train des plaisirs. La trépidation excitante des trains glisse le péché dans les âmes les plus pieuses ;
Assassinat en wagon. Le gibier voyage exclusivement en première classe ;
Le naufrageur de trains. Où la misère conduit au pire des crimes ;
Affaire d’État. L’assassin du préfet Barrême est prié de se faire connaître ;
Train de nuit. À ne pas lire par celles qui ont l’habitude de voyager seules ;
L’express de 22 h 35. Une des plus incroyables histoires criminelles qui se noue près de la Lanterne des morts ;
L’attaque du fourgon postal. La tentation absolue pour les malfrats ;
Le crime du Paris-Montargis. L’assassinat d’une des premières fortunes de France ;
Sacrifice ultime. Une volonté et une abnégation hors de l’entendement humain ;
Un cheminot courageux, parmi d’autres. Actes de résistance face à la barbarie.
Serge Janouin-Benanti nous entraîne avec délices dans les express et les gares pour y côtoyer des hommes méprisables ou attachants, mais qui, en aucun cas, ne laissent indifférent.
Disponibilité
Se procurer le livre
Accès direct aux principales plateformes de vente.
1- Pas de rails chez moi ! Mellet, Henry, Dumarest
2- Première malle sanglante : affaire Jean-Nicolas Blétry, Françoise Lallemand
3- À bas le chemin de fer ! : Février 1848
4- Le train des plaisirs : affaire Jaillet
5- Assassinat en wagon : affaire Guillaume Bayon
6- Le naufrageur de trains : affaire Jean Amiot
7- Affaire d'État : L'assassinat du préfet Barrême
8- Train de nuit : affaire Roger Roques
9- L'express de 22 h 35 : affaire Tapon
Gare Saint-Lazare, Monet
10- L'attaque du fourgon postal : affaire Albinet, Morin, Roche
11- Le crime du Paris-Montargis : affaire Georges Graby et Henri Michel
12- Sacrifice ultime : Armand Dutfoy
13- Un cheminot courageux, parmi d'autres : Maurice Bretaud
Critiques
...Dans ces treize nouvelles qui parcourent une période allant de 1832 à 1942, Serge Janouin-Benanti nous emmène à la rencontre
de faits-divers qui se sont réellement déroulés, en leur donnant une saveur historique et des relents d’escarbilles, avec des épilogues
qui ne sont pas toujours en faveur des enquêteurs...
À signaler que dans « Affaire d’État », l’un des protagonistes, Freycinet alors Président du Conseil
l’équivalent de notre Premier ministre, expose sa théorie concernant l’art de détourner les journalistes des problèmes réels en leur donnant
des os à ronger, sous forme d’éléments pas forcément en rapport avec la relation écrite du fait-divers : « Détournez, focalisez et niez » martèle-t-il
à son interlocuteur. Une leçon toujours d’actualité.
Serge et Viviane Janouin-Benanti nous entraînent dans les trains pour décrire des affaires à vous faire passer des nuits blanches, Viviane en un volume, Serge sous forme de nouvelles ...
Hep, les Relais H, vous ne pensez pas que vous devriez relayer ces deux volumes ? Le voyageur, parti en toute confiance, commencerait alors à regarder les autres passagers avec méfiance… de doux tremblements de peur se glisseraient le long de sa colonne vertébrale…[…]
Ce qui frappe d’abord, c’est la variété des crimes. On ne lit pas ici « treize fois le même meurtre dans un wagon ». Le rail est tour à tour : un progrès imposé
(et détesté), une opportunité de vol, un endroit rêvé pour disparaître, un outil de sabotage, une arène de rumeurs, un espace d’anonymat, puis un enjeu de guerre.
Le livre déroule ainsi une chronologie implicite : des débuts du chemin de fer, quand la voie ferrée arrache des terres et fait naître une haine « anti-rails »,
jusqu’aux années noires où l’infrastructure devient stratégique et mortelle.
L’écriture, elle, privilégie le récit. On sent une volonté de faire revivre : la fatigue d’un wagon-poste en pleine nuit, l’atmosphère d’un procès,
la texture sociale d’un village qui se déchire, la mécanique d’une enquête qui patine ou s’emballe. L’auteur ne se contente pas d’énoncer les faits ;
il reconstitue les cadres, les mentalités, les angles morts. Et surtout, il exploite ce que le train produit de particulier dans le crime : des trajets qui
brouillent les alibis, des compartiments qui enferment, des gares qui avalent et recrachent des inconnus, des vitesses qui effacent les traces.
Une envie de lire : parce qu’on a l’impression d’y être Au final, Les trains du crime se lit comme une série : treize épisodes autonomes, mais reliés par une même tension – la promesse de sécurité contre
la possibilité du chaos. On ouvre pour « une affaire », et on se retrouve à enchaîner, parce que le livre joue une carte simple et efficace : l’humain.
Les victimes ne sont pas des silhouettes, les coupables ne sont pas toujours des monstres évidents, et les enquêteurs ne sont pas des surhommes.
Le train, lui, reste ce personnage muet : indifférent, puissant, régulier… et pourtant si propice à l’irruption du crime.
Un quai humide. Une locomotive qui gronde. Un couloir étroit. Une porte de compartiment qui se referme.
Et soudain, le train n’est plus un moyen de transport… c’est un piège.
Montez à bord. Lisez « juste une affaire ».
Puis essayez de refermer le livre avant le terminus.