Couverture de Terreur suprémaciste
Roman criminel

Viviane Janouin-Benanti

Terreur suprémaciste

Anders Behring Breivik, assassin norvégien

Une plongée dans la radicalisation, la haine idéologique et les vies brisées par le terrorisme

Ils étaient jeunes. Ils étaient heureux. Ils pensaient être en sécurité.

Juillet 2011, Norvège. Sur l’île d’Utøya, des adolescents et de jeunes adultes participent à l’université d’été des travaillistes. Ils parlent d’avenir, d’études, d’amour, de solidarité. Ils rêvent, rient, débattent. Rien ne semble pouvoir troubler la paix de l’île.

Pendant ce temps, Anders Behring Breivik prépare méthodiquement son passage à l’acte. Nourri par la haine, obsédé par le multiculturalisme, les musulmans et ceux qu’il considère comme des « traîtres », il se persuade d’être investi d’une mission : sauver la Norvège par la violence.

Le 22 juillet 2011, après avoir frappé Oslo, il gagne Utøya déguisé en policier.

Ceux qui le voient arriver pensent qu’il vient les protéger.

Il vient les tuer.

Inspiré de faits réels, Terreur suprémaciste plonge le lecteur au cœur de la radicalisation et de l’engrenage meurtrier, tout en redonnant une voix, un visage et des rêves à ceux que l’Histoire pourrait réduire à un chiffre.

Un roman criminel glaçant et profondément humain sur la haine, la manipulation idéologique et l’innocence brutalement fauchée.

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Critiques

Ce livre nous plonge dans le terrible monde de ceux qui veulent détruire nos démocraties. À la lecture, on reste sans voix et on s’interroge avec inquiétude : combien sont-ils à penser comme Anders Behring Breivik ? Que peut-on faire pour leur barrer la route ? Ce livre peut y contribuer.

À lire absolument.

CDL 44, août 2026.

Avec Terreur suprémaciste – Anders Behring Breivik, assassin norvégien, Viviane Janouin-Benanti s’attaque à un sujet d’une violence extrême : les attentats commis en Norvège en juillet 2011 et, plus particulièrement, le massacre de jeunes travaillistes réunis sur l’île d’Utøya. Mais plutôt que d’en proposer une simple reconstitution documentaire ou judiciaire, l’autrice choisit la forme du roman criminel. Elle cherche moins à raconter un événement dont l’issue est connue qu’à nous faire éprouver ce qui le rend insoutenable : la rencontre entre une jeunesse persuadée d’avoir toute la vie devant elle et un homme qui a méthodiquement décidé de la lui enlever.

Critique complète à lire sur Les Lecteurs du Port

Au-delà de Breivik : les victimes

[...] La singularité de Terreur suprémaciste tient pourtant à ce qui vient après.

Le roman refuse que le terroriste occupe tout l’espace.

Il revient longuement vers les victimes : leur prénom, leur âge, leur caractère, leurs qualités, les projets qu’elles auraient pu réaliser.

Kevin avait quinze ans. Porntip en avait vingt et un. Torjus dix-sept. Ruth Benedichte quinze. Ismail vingt. Le texte rappelle leur jeunesse, leur générosité et les vies qu’ils avaient encore devant eux.

Le bilan rappelé par le roman est terrible : 77 morts et de nombreux blessés, auxquels s’ajoutent les traumatismes durables des survivants et des familles.

Mais Terreur suprémaciste invite précisément à dépasser le nombre.

Car derrière 77 victimes, il y avait 77 existences.

C’est peut-être là que réside l’idée centrale du livre : l’Histoire retient le nom du criminel ; la littérature peut contribuer à restituer celui de ceux qu’il a voulu effacer.

Présentation complète du livre sur le Blog 3E éditions

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