Couverture de Fernand s'en va en guerre
Reflets de Vies

Serge Janouin-Benanti

Fernand s'en va en guerre

1914-1919

Mobilisation, Verdun, captivité : un roman dense et bouleversant

Dans la gare de Breloux-La Crèche, Fernand observe le départ joyeux des premiers mobilisés, ceux du dimanche 2 août 1914.

Fernand est dubitatif. Il est plutôt en accord avec les idées et l’esprit de paix de Jaurès. Mais comment ne pas se laisser prendre par l’allégresse de ces jeunes soldats qui veulent venger la défaite de 1870 ? Eh puis, comme tout le monde l’affirme, ce court conflit va préparer une paix de cent ans !

De toute façon, à l’âge où l’on pense à l’amour, cette guerre ne le concerne pas. Lui est de la classe 1915, quand il sera appelé, tout sera terminé depuis longtemps…

Pourtant la réalité le rattrape, et se succède une série de questions angoissantes pour Fernand : quand partira-t-il au front ? Dans quel état reviendra-t-il ? Reverra-t-il même un jour sa maison ?

Bien plus qu’un simple parcours personnel, Fernand nous livre l’histoire des hommes qu’il a côtoyés tant à l’arrière, que sur le front ou dans les camps de prisonniers. L’ensemble de ces aventures ordinaires, et pourtant si poignantes, nous transmet une vision achevée de la Grande Guerre.

Avec son quinzième livre, Serge Janouin-Benanti nous offre de délicieux moments intimes au cœur d’une tourmente infernale. Passionnant et instructif.

SOMMAIRE

  • I- L'observateur
    • Juillet 1914
    • Août 1914
    • Septembre 1914
    • Octobre 1914
    • Novembre 1914
    • Décembre 1914
  • II- Le soldat
    • Instruction militaire
    • L'Artois 1915
    • L'Artois 1916
    • Verdun, cote 304
  • III- Le prisonnier
    • Camp de Romagne
    • Camp de Darmstadt
    • Camp de Mannheim
    • Kommando de Hausen am Andelsbach
    • Camp de Heuberg
    • Kommando de Melchingen
  • IV- Le dépositaire
    • Retour
    • Fin du temps militaire
    • Décompte
    • Épilogue

Disponibilité

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Quelques photos extraites du livre

Plan de Breloux-La Crèche
Plan de Breloux-La Crèche
Caserne Desjardins à Angers
Caserne Desjardins à Angers
Angers, Fernand 135e RI et Louis 6e Génie
Angers, Fernand 135e RI
et Louis 6e Génie
Artois, secteur Aix-Noulette
Artois 1916
secteur Aix-Noulette
Artois, tranchées
Dans la boue des tranchées
Artois, croquis de F. Flameng
Aimé Guérin, 135e RI
Aimé Guérin, 135e RI
Fernand, Berck
Fernand en repos à Berck
Ligne de front, Verdun, ouest Meuse
Verdun 1916
Ligne de front ouest Meuse
Verdun Cote 304, vue côté allemand
Verdun, cote 304 et Mort-Homme
Vue du côté allemand
6 mai 1916, plan relève cote 304
6 mai 1916, plan de relève du 66e RI, cote 304
Cote 304, concentration des tirs
Concentration des tirs allemands sur la cote 304, du 4 au 7 mai 1916
Heuberg, camp militaire 1914
Heuberg 1914
Camp militaire
Fernand, Kommando Hausen
Fernand, Kommando Hausen
Fernand, Kommando Melchingen
Fernand, Kommando Melchingen
Affiche hommage de la nation
Pour la famille d'un mort
l'affiche "Hommage de la nation"
Mariage Fernand
Mariage de Fernand
au retour de la guerre

Critiques

Les carnets de guerre de Fernand tirés de l'oubli

Un document rare. De juillet 1914 à décembre 1919, le Créchois Fernand Janouin a tenu des carnets où il consignait sa vie de poilu au jour le jour. Les batailles, les tueries, les camarades de chambrée, les jeux, les anecdotes, la captivité après qu’il avait été fait prisonnier à la cote 304 à Verdun, le retour du front...

Fernand s’en va en guerre est un roman autobiographique : le livre se lit comme un roman mais la matière est toute entière puisée dans les pages de Fernand ou les journaux d’époque. Les détails y sont terribles. Sans tabou. On y parle des « insoumises », prostituées clandestines de 15 ou 16 ans, souvent réfugiées de Belgique que leurs parents vendent aux soldats. Cette scène aussi où les soldats s’aperçoivent que les uniformes qu’on leur procure ont déjà servi, des raccrocs ont été rapiécés : On ne voit pas de trace de sang, se console un camarade. Et cette phrase glaçante tirée d’un manuel d’éducation de l’infanterie : Faites confiance à vos officiers, avec eux vous serez sûrs de mourir utilement. Les carnets de Fernand parlent par leurs détails mais ne s’y perdent pas...

Yves REVERT - La Nouvelle République, Dimanche 5 janvier 2020.

Article complet à lire dans la Nouvelle République

En plus d’une couverture complète de la Grande Guerre, de juillet 1914 à décembre 1919, le héros de ce roman historique nous fait partager la vie de nombreux personnages attachants.

Ceux d’abord de la petite ville de Breloux-La-Crèche, un monde rural partagé entre les protestants des hauteurs de Breloux et les catholiques du bas de La Crèche. À l’affût des nouvelles du front, ici la vie continue, entre les habitudes ancestrales et les bouleversements de la guerre…

Puis nous découvrons les conscrits de la caserne Desjardin à Angers, d’horizons si divers. Ils partagent leurs expériences, leurs souhaits et leurs angoisses.

Vient le temps des combats, la dure réalité des batailles de l’Artois autour de Notre-Dame-de-Lorette et Loos. Les moments de joie et de détente à Berck. Puis les insoutenables bombardements de la cote 304, près de Verdun. Les hommes se révèlent…

Fait prisonnier, Fernand nous décrit alors la vie dans les camps et les commandos. Malgré les brimades, et les vexations, les prisonniers résistent, les anecdotes foisonnent.

Avec la fin de la guerre, vient le temps des échanges d’expériences et le décompte lugubre des amis disparus.

Un roman émouvant et profondément humain.

CDL 44, juillet 2019.

Un roman en quatre temps : voir, partir, tenir, revenir
La structure du livre est limpide et efficace. La table des matières balise un trajet presque cinématographique : I. L’observateur, II. Le soldat, III. Le prisonnier, puis les chapitres de retour, de fin du temps militaire et de bilan.
Cette progression donne au récit un souffle particulier : on ne suit pas seulement un combattant, mais un homme complet, avec son village, ses proches, ses amitiés, ses idées politiques, ses rêves, ses maladresses – bref, une vie avant l’Histoire.

Pourquoi ce roman donne envie d’être lu
Parce qu’il fait ce que les meilleurs récits de guerre parviennent rarement à faire : il redonne une peau et une voix à un soldat parmi des millions. Il ne transforme pas Fernand en héros mythologique, ni en simple victime. Il en fait un homme : observateur, soldat, prisonnier, puis citoyen revenu au pays – et qui découvre que survivre est une autre bataille.
Et quand on referme le livre, on garde quelque chose de très net : la sensation d’avoir traversé la guerre non comme une leçon d’histoire, mais comme une expérience humaine – faite de peur, de camaraderie, d’absurde, de ténacité, et, surtout, de mémoire difficile.
C’est un roman dense, généreux, profondément documenté et profondément sensible.

Critique complète à lire sur Les Lecteurs du Port

Articles parus sur Fernand en 1966
Articles parus sur Fernand en 1966
lors de la célébration du cinquantenaire de la bataille de Verdun

L’année 1914 se doit d’être festive dans la petite ville de Breloux-La-Crèche. Les habitants s’activent pour que la cavalcade de Pâques, la première dans le bourg, soit une réussite. Le défilé des chars est splendide, il attire la foule à des dizaines de kilomètres à la ronde. On respire la joie de vivre en avril 1914.
[...]
Un livre fort, sans tabou, inoubliable. Passionnant et instructif.

Présentation complète du livre sur le Blog 3E éditions, 19 janvier 2020.

France, Ô ma France !

La rage de vivre

L’espérance rivée au corps

La sueur de sang et d’eau des camarades de tranchées

La peur qui n’a pas de couleur

Le souffle qui s’éteint

Les mains qui serrent

L’âme qui disparaît

La frontière qui disparaît

Ces yeux qui se referment dans un dernier adieu

Les étoiles qui brillent

Les obus qui sifflent aux oreilles

Le pays qui renaît

Le livre qui se referme

Marie A., décembre 2019.Poème reçu d'une lectrice de Saint-Jean-de-Monts en Vendée

À découvrir

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