Articles parus sur Le centenaire aux 1000 voitures :
La Nouvelle République
Robert tient bien la route
Robert Dumazet se souvient des filles du bordel de la rue du Vieux-Fourneau, près de la caserne Du Guesclin : " Elles me
faisaient la bise au retour de l'école ". Son père travaillait comme cuisinier dans l'établissement. Robert Dumazet
se souvient de sa rencontre avec le futur empereur du Japon Hiro-Hito le 4 juillet 1921. Il se souvient des Buick, des Chrysler Royal et
de cette Chevrolet " avec une suspension si molle que quand tu t'appuyais dessus, ça s'enfonçait ". Et de la torpédo
Barré sur laquelle il a passé son permis : " Je l'ai eu en 1918, j'avais seize ans et demi, grâce à une
dérogation parce que c'était la guerre "...
Robert Dumazet est la mémoire du monde automobile à Niort. Son garage de l'avenue de La Rochelle - à l'angle de la
rue Brin-sur-Seille - existe toujours. Durant l'occupation, lorsque les Allemands lui ont demandé de travailler pour eux, Robert
Dumazet a préféré fermer et vivre de la coupe du bois. Son " certificat de capacité pour conduire les voitures
à pétrole ", daté du 21 mai 1918, porte le numéro 2.672. En 1988, Robert Dumazet a obtenu un Volant d'Or
décerné par l'Automobile-club des Deux-Sèvres pour fêter ses soixante-dix ans de conduite sans accident :
il détenait déjà alors le plus vieux permis des Deux-Sèvres.
Yves REVERT - La Nouvelle République, Samedi 5 avril 2003.
Le Courrier de l'Ouest
Coup de cœur.
Il écrit l'incroyable saga de son grand-père centenaire aux 1000 voitures. ….
La vie de Robert Dumazet aurait pu être celle d'un ouvrier d'usine niortais. Car c'est à l'usine Marot qu'il fut d'abord
employé, il y a 88 ans de cela. En jetant " un coup d'œil dans le vestiaire des dames " il se fait pincer et est renvoyé.
Ce sera donc la mécanique. Sa vraie carrière démarre…
Hors du commun, le parcours du centenaire aux 1 000 voitures tient du roman. Car il va croiser des personnages illustres. Joffre par
exemple, qu'il transporte durant son service militaire. Mais également Hiro-Hito, Maginot et d'autres. Il y a 15 ans de cela,
Robert Dumazet possédait déjà le plus vieux permis de conduire des Deux-Sèvres. Jusqu'à l'âge de 97 ans
il s'en sert avec passion.
Olivier CUAU, Le Courrier de l'Ouest, coup de cœur du samedi 5 avril 2003.
Un siècle d'automobile. Ou presque.
De son apprentissage dans le garage Foucré-Breillat en 1915, à sa découverte de l'ABS,
cette chronique retrace l'existence d'un homme ordinaire de la région niortaise, garagiste par passion, amoureux de l'automobile dès ses
premières expériences sur les Ford T, formé à la dure à une époque où « un patron était un patron ».
... Le texte, écrit la première personne, ajoutant encore au plaisir intense qu'on prend à suivre les pas de Raymond dit "Robert".
Jean-Jacques Gazoline.
Blog des Lecteurs du Port
Un récit « au volant » d’un siècle
Le dispositif est simple et très efficace : le texte adopte largement la première personne, ce qui renforce l’impression d’être
assis à côté de Robert, dans une torpédo bringuebalante, ou debout dans l’atelier, à respirer l’huile chaude. Plusieurs témoignages cités en ouverture insistent
sur ce choix de narration « comme un roman », et ils ont raison : l’écriture – même lorsqu’elle transmet des détails techniques – conserve
une dynamique de récit, avec des scènes, des rebondissements, des rencontres, des risques, des réussites.
Le parcours commence au tout début du siècle, à une époque où la question de la propulsion n’est pas encore tranchée (électrique, vapeur, pétrole).
Robert situe sa naissance dans cette effervescence technologique et raconte, sans pédanterie, comment l’automobile s’impose dans l’imaginaire collectif
– avant même de s’imposer dans les rues.
Cette entrée en matière est plus qu’un décor : elle annonce le cœur du livre. Ici, l’auto n’est pas un simple objet de collection,
c’est une force de transformation.
Envie de le lire ?
Si vous aimez les histoires vraies qui ont la texture d’un roman, les destins modestes qui croisent les grands noms sans perdre leur accent,
et les livres qui sentent autant la route que la mémoire, alors ce centenaire-là a de quoi vous embarquer – et vous donner,
à votre tour, l’envie d’écouter le moteur du passé tourner encore un peu.
Critique complète à lire sur Les Lecteurs du Port
Maison de plumes sous soleil de plomb
Serge Janouin-Benanti vient de sortir son premier livre Le centenaire aux 1000 voitures. Il raconte la success-story de son grand-père,
Robert Dumazet, qui, né en 1901, est " tombé " dans le milieu automobile quand il était petit. …
" On ne peut pas vivre à côté d'un écrivain sans en prendre la passion " s'excuse presque l'auteur. Mais ce
premier livre lui tenait à cœur : " Les 1000 voitures de mon grand-père furent mon fil conducteur. Le sujet me paraissait
intéressant, j'ai découvert finalement un sujet riche ". …
Nicolas Bochereau - L'Écho de la presqu'île, 20 juin 2003.
Un gamin de Niort. Une odeur d’huile chaude. Une clé de 13 dans la poche. Et au bout du chemin… un siècle entier à traverser, moteur allumé.
Le centenaire aux 1000 voitures, c’est l’histoire de Robert Dumazet – né en 1901 – qui voit le monde passer
de la charrette à l’automobile, du pétrole rare aux carburants de fortune, des routes de campagne aux grands bouleversements du XXe siècle.
Ce n’est pas un récit lointain : c’est une voix. Une voix drôle, directe, obstinée, comme si Robert vous prenait par le bras et
vous disait : « Viens, je vais te montrer. »
Ce livre, c’est une bande-son de moteur et de mémoire. Un roman-vrai, plein d’humour, de surprises et d’humanité.
Si vous aimez les destins qui traversent le siècle sans perdre leur caractère, montez à bord. Robert vous attend.
Présentation complète du livre sur le Blog 3E éditions
Le centenaire aux 1000 voitures
Né en 1901, Robert Dumazet nous fait partager sa passion automobile...
Point d'Appui, novembre 2003.