Couverture de 3 saisons en enfer
Roman historique

Serge Janouin-Benanti

3 saisons en enfer

Les possédées de Loudun

L’exigence de Dieu conduit certains à la torture et au meurtre

Dieu est exigeant. Tous les héros de ce roman historique le postulent. Mais qu’exige-t-il exactement ?

  • La conversion des Protestants ou leur anéantissement, pour le père Joseph ?
  • La grandeur de la France et la destruction de toutes les oppositions, pour le cardinal de Richelieu ?
  • De faire pour le mieux dans la mesure de ses moyens, comme le professe Urbain Grandier, le curé de Loudun, qui compte beaucoup sur la générosité et la tolérance de son Seigneur ?
  • De vivre de grands tourments pour finalement accéder à la gloire, comme le souhaite la mère supérieure Jeanne des Anges ?
  • De vaincre et d’humilier les démons qui ont pris possession des corps, comme le clament les pères exorcistes Mignon et Tranquille ?
  • D’élever à la sainteté les rares âmes touchées par la grâce de Dieu, comme le revendique le père Surin ?

Tous vont se rencontrer et s’affronter. L’exigence de Dieu va, pour certains, les conduire à la torture et au meurtre.

Un livre glaçant dont on ne sort pas indemne.


Table des matières :

  • L'enfer des sens
  • L'enfer des dogmes
  • L'enfer mystique

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Quelques photos extraites du livre

La passion du curé de Loudun

Urbain Grandier
Urbain Grandier
curé de Loudun
Urbain Grandier
Urbain Grandier
Grandier en prison
Urbain Grandier
en prison
Ursulines possedees
Ursulines possédées
Pacte avec les diables
Pacte de Grandier
signé par les diables
Cauchemar
Cauchemar
et démon
Jugement de Grandier
Jugement de Grandier
Jugement d'Urbain Grandier
Urbain Grandier
face à ses juges
Torture de Grandier
Urbain Grandier
soumis à la torture
Torture d'Urbain Grandier
Le supplice
d'Urbain Grandier
Le bûcher de Grandier
Urbain Grandier
sur son bûcher
Urbain Grandier brûlé vif
Urbain Grandier
curé brûlé vif
Révélations père Tranquille
La "véritable" relation des faits
par le père Tranquille

Jeanne des Anges et le père Surin

Jeanne des Anges
La mère supérieure
Jeanne des Anges
Père Surin
Le père Surin

Représentations du Sabbat de sorcières

Sorcière allant au Sabbat
Sorcière se
rendant au Sabbat
Sabbat de sorcières
Représentation
du sabbat des sorcières
Danse au sabbat
Danse des sorcières
au sabbat
sorcières
Sorcières invoquant le démon

Représentations de démons

Asmodee
Asmodée
Astaroth
Astaroth
Behemot
Béhémot
Belphegor
Belphégor
Belzebuth
Belzebuth
Esprit malin
Esprit malin

Loudun aujourd'hui

Saint-Pierre-du-Marché
Saint-Pierre-du-Marché, l'église d'Urbain Grandier
Intérieur St-Pierre
Intérieur de l'église St-Pierre
Eglise Saint-Pierre-du-Marché
Saint-Pierre-du-Marché
église des Carmes
Église Saint-Hilaire-du-Martray, couvent des Carmes, opposants à Grandier
église Ste-Croix
Collégiale Sainte-Croix, lieu d'exorcismes
Echevinage
Echevinage, qui a appartenu à la famille de Richelieu
restes des remparts
Reste des remparts de Loudun
Tour carrée
La tour carrée
Porte du Martray
Porte du Martray, la seule porte épargnée par Richelieu

Critiques

Le Diable au corps ?

[Loudun] dans les années 1630, fut le théâtre d’une affaire retentissante liée aux guerres de religion et aux superstitions mises en scène dans le but d’édifier les Loudunais et d’asseoir un peu plus la prédominance du catholicisme sous la houlette du Cardinal de Richelieu.

Tout commence par une série de malheurs telle cette grande peste qui s’était abattue sur la ville au printemps 1632, laissant derrière elle plus du quart de la population défuntée, soit trois mille cinq cents personnes environ. Ensuite le Cardinal de Richelieu, jaloux et inquiet de la prépondérance de cette ancienne place-forte huguenote décide de détruire la forteresse édifiée par Philippe-Auguste, et de construire à une vingtaine de kilomètres de là une ville portant son nom.

Si bon nombre d’habitants se résignent, d’autres comme le gouverneur de la ville, proche de Louis XIII, et Urbain Grandier, le curé de Saint-Pierre du Marché, s’opposent à ce qu’ils pensent être un rabaissement de la ville.

Évidemment, il ne s’agit que d’un roman historique s’inspirant de faits réels, selon les auteurs, et s’ils se sont imprégnés de diverses sources, dont les archives nationales et départementales, Serge et Viviane Janouin-Benanti n’en ont pas moins écrit un roman à la tonalité actuelle. Rien n’a vraiment changé dans les esprits, la mentalité, la façon de procéder, même si, en France, la chasse aux sorcières n’existe plus. Officiellement. Mais la femme est-elle enfin reconnue comme l’égale de l’homme ? Il est permis d’en douter lorsqu’on entend certains propos, ne serait-ce qu’à l’Assemblée nationale, instance qui devrait montrer l’exemple.

Un titre qui est plus qu’un roman, mais une leçon de tolérance, de réflexion, de méditation, de compréhension, de respect des autres, quelle que soit leur religion, leur appartenance ethnique, leur origine.

Paul Maugendre, Les lectures de l’oncle Paul, 7 septembre 2017.

Article complet à lire sur Les lectures de l'oncle Paul , le blog de Paul Maugendre.

Loudun, ville du Diable ?

[…] L’ouvrage se clôt avec le décès de sœur Jeanne des Anges en 1665 à Loudun ; en effet cette dernière montre des signes de possession par sept démons (d’après ses dires) et à partir de décembre 1634 son confesseur le père Jean-Joseph Surin privilégie l’écoute de celle-ci (dans une perspective pré-psychanalytique). Cependant le père Jean-Joseph Surin, mort la même année que "sa patiente", voit son état psychologique se dégrader considérablement et un des intérêts du livre est de décrire les conséquences supposées du poids de l’entrée dans l’univers de Jeanne des Anges. L’abstinence sexuelle que leur condition leur impose semble les conduire à des délires vécus parfois séparément et en d’autres occasions en communion. Voici successivement ce qui est rapporté sur lui et elle :

Lors de l’exorcisme de la mère, cet après-midi, le Démon s’est coulé dans mon corps, il a descendu dans mon estomac et mes intestins jusqu’à leur extrémité, et là, dans cet endroit abject, brusquement et violemment, il m’a infligé de telles douleurs que j’ai dû me coucher à terre, où j’ai été saisi de tremblements dans tous les membres. (page 187)

On s’était vite rendu compte que c’étaient les démons de la luxure qui le torturaient. Le père Surin était obsédé par le sexe. (page 201)

Pour éteindre le feu qui était en elle, Jeanne des Anges se plongeait nue dans la neige ou dans des cuves d’eau glacée. Au printemps et en été, elle se jetait dans les buissons d’épine et se roulait des nuits entières dans les orties… (page 187)

Bien que sérieusement documenté, l’ouvrage Trois saisons en enfer : Les possédées de Loudun relève du roman historique.

Benjamin, Grégoire de Tours, 26 juillet 2017

Article complet à lire sur Grégoire de Tours.

« Pour mieux faire comprendre cette affaire, nous nous sommes efforcés de remonter à la fois avant les faits et aussi après le procès, en allant jusqu’à la mort des principaux protagonistes.

[…] Comme à notre habitude, nous avons romancé l’histoire pour assurer les liaisons entre les faits et conférer de la consistance aux principaux personnages. Il reste que ce livre est historiquement exact dans ses moindres détails. »

Chronique de Philippe Poisson sur « Trois saisons en enfer - Les possédées de Loudun », CriminoCORPUS, 29 octobre 2017.

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