Couverture Un marquis si pieux
Roman criminel

Viviane Janouin-Benanti

Un marquis si pieux

L'affaire de Nayve

les silences de la justice et la douleur muette des victimes

Un honorable marquis se parait de toutes les qualités. Si bon, si pieux… Dans Bourges on en disait que du bien. Et les éloges, le marquis adorait ça.

À l’époque où les enfants naturels n’avaient pas leur place dans la haute société des châteaux – château de Sidiailles, château de Presle –, que s’y passait-il réellement ?

Le crime parfait existe-t-il ?

Une nouvelle fois, Viviane Janouin-Benanti nous entraîne dans une histoire vraie hors du commun. Un roman passionnant qui nous distille un goût amer de profonde injustice…

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Quelques photos extraites du livre

Ménaldo, 12 ans
Hippolyte Ménaldo
12 ans
Hippolyte Ménaldo
Hippolyte Ménaldo
La victime
Marquis de Nayve
Le marquis de Nayve
Marquis de Nayve, profil
Le marquis de Nayve de profil
Marquise de Nayve
La marquise de Nayve
L'abbé Rosselot
L'abbé Rosselot
Maria Chaix
Maria Chaix

Critiques

[…]Avec la gestion de ses deux domaines, Monsieur le Marquis ne manquait pas d’ouvrage ; d’autant plus qu’il ne ménageait pas ses efforts pour ses paroisses. C’est ainsi qu’il offrit à l’évêché une belle église… Aussi, Monseigneur ne cessait de louer un si grand homme.

Mais pour ses proches, il était loin d’être un saint. Des années plus tôt, après avoir échoué au concours d’entrée à Polytechnique, sans avenir et sans argent, il avait épousé Hélène Massé de Baudreuil pour se faire une situation. Elle lui avait apporté une belle dot et deux châteaux ; mais aussi un enfant caché, illégitime, Ménaldo. Elle avait fauté. L’enfant fut placé au séminaire de Pont-de-Beauvoisin pour devenir curé. Cependant, arrivé à l’âge de l’adolescence, Ménaldo se posait trop de questions. Il devenait gênant…

Tant et si bien que ça finira mal.

À lire d’une traite : terrible, mais instructif et captivant.

CDL 44, janvier 2018

Un roman criminel qui transperce l’Histoire
Le livre Un marquis si pieux, écrit par Viviane Janouin-Benanti et publié aux éditions 3E, s’inscrit dans une veine bien particulière : celle du roman criminel fondé sur des faits réels. En s’inspirant d’une affaire judiciaire aussi sidérante qu’oubliée, l’autrice mêle habilement reconstitution historique, portrait psychologique et tension narrative. Le résultat : un récit fascinant, dérangeant et profondément humain.

Un roman documenté, mais jamais ennuyeux
L’un des tours de force de Viviane Janouin-Benanti est d’ancrer son récit dans des faits rigoureusement documentés, sans sacrifier le rythme ni l’émotion. Le lecteur sent le travail d’archives : comptes-rendus d’audience, articles de presse de l’époque, lettres, témoignages. Pourtant, le style reste fluide, accessible et souvent poignant.

Pourquoi faut-il lire Un marquis si pieux ?
Parce que c’est un livre qui remue. Il remue par son sujet : un infanticide dissimulé, une famille éclatée, un homme destructeur mais protégé par son rang. Il remue par son écriture : vivante, jamais lourde, ponctuée de dialogues et de scènes intimes bouleversantes. Et il remue surtout parce qu’il nous confronte à notre rapport à la justice, au pardon, à la mémoire.
Viviane Janouin-Benanti signe avec Un marquis si pieux un roman aussi noir que lumineux, un portrait glaçant d’un homme rongé par son orgueil et sa haine. À travers l’affaire de Nayve, elle met en lumière les mécanismes d’un système patriarcal, les silences de la justice et la douleur muette des victimes.

Critique complète à lire sur Les Lecteurs du Port

Une œuvre entre Zola, Maupassant et les faits divers modernes
Un marquis si pieux s’inscrit dans une tradition bien française du récit criminel fondé sur une réalité judiciaire, tout en s’ouvrant à des tonalités romanesques et psychologiques plus contemporaines.
On peut penser à Émile Zola, notamment dans La Bête humaine, où le crime est une fatalité presque biologique, et où l’hérédité, la pulsion et la folie se conjuguent pour décrire la violence de manière quasi clinique.
Autre parallèle : Guy de Maupassant, pour la peinture acide de la bourgeoisie provinciale et la cruauté des rapports familiaux. [...]

Présentation complète du livre sur le Blog 3E éditions

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