Un ouvrage de qualité.
Livre broché : 410 pages + cahier photo, 14 €
Format livre électronique à 3,99 €
Précédentes éditions, livre broché :
Éditions l'àpart : mars 2012, 20 €
Articles parus sur Le double visage du Dr Karl Roos :
Une lecture de Paul Maugendre
C'est toute cette période d'entre-deux-guerres qui est reconstituée, une période de troubles, de doutes, de guerre larvée durant laquelle les Alsaciens
seront partagés entre deux systèmes, mais qui révélera des hommes nobles, ne cédant pas aux chants des sirènes nazies.
Un livre à lire afin de se faire une idée précise sur cette époque, mais aussi sur les erreurs gouvernementales, erreurs qui se reproduisent dans les domaines de l’intégration par exemple, mais dont on ne remarque les conséquences que bien plus tard, lorsque le mal est fait.
Paul Maugendre
Article complet à lire sur Les lectures de l'oncle Paul ,
le blog de Paul Maugendre.
Blog des Lecteurs du Port
Un roman choral, où l’ombre se partage entre policiers, militants et stratèges
L’une des forces du livre, c’est sa construction chorale. Viviane Janouin-Benanti ne suit pas seulement Roos : elle fait coexister plusieurs « théâtres »
qui se répondent. D’un côté, Strasbourg et l’Alsace-Lorraine, avec les réseaux indépendantistes, les réunions dans des locaux discrets, les journaux, les appels
à la grève, la pression sur la rue. De l’autre, l’Allemagne, où s’élaborent des stratégies patientes : comment « récupérer » des régions perdues, comment jouer
des minorités, comment financer, orienter, radicaliser. Le lecteur circule ainsi entre le terrain et l’arrière-boutique.
Roos, l’orateur et le masque : quand la politique devient une scène
Le roman ne se contente pas de dire « il a manipulé » : il montre comment une salle, une foule, une pression sociale peuvent déformer la justice.
C’est là qu’on comprend le « double visage » : Roos sait effacer l’Allemagne du discours public, parler « des besoins de l’Alsace-Lorraine », éviter soigneusement
certains mots, jusqu’à faire douter les jurés eux-mêmes du bien-fondé du procès. Cette mise en scène est une des réussites du livre :
elle explique, sans l’excuser, comment un homme peut être à la fois admiré localement et utile à une puissance étrangère.
Le contrepoint moral : Joseph Weill et la lucidité face au nazisme
Un roman centré sur un collaborateur pourrait vite être étouffant. L’autrice évite cet écueil en introduisant des contrepoints lumineux, notamment autour du
Dr Joseph Weill. On le voit d’abord comme un lecteur lucide de Mein Kampf, organisant des séances de commentaire et d’alerte sur la violence raciste qui s’y déploie.
Plus tard, son rôle devient actif : autour de lui, une action d’infiltration permet de récupérer des archives compromettantes, où les noms de Roos et Robert Ernst
reviennent sans cesse, avec des documents provenant du service dirigé par Ernst. Cette partie est fascinante parce qu’elle montre une résistance « avant la guerre »,
une résistance d’enquête, de collecte, de preuve.
Pourquoi le lire aujourd’hui ?
Parce qu’il raconte une époque où la démocratie peut vaciller sans fracas spectaculaire, par accumulations de petites lâchetés, de manipulations, de financements occultes,
d’arguments identitaires. Parce qu’il montre comment un homme peut porter un discours de « défense locale » tout en servant une puissance étrangère, et comment
le mensonge peut être suffisamment habile pour séduire des foules et désarmer la justice. Parce qu’il redonne aussi une place à ceux qui voient venir le danger
et tentent d’agir, comme Joseph Weill et les réseaux de sauvetage.
Critique complète à lire sur Les Lecteurs du Port
Les autonomistes d’un pays ont toujours intéressé les pays étrangers voisins.
Le NSDAP, parti nazi, était fasciné par les autonomistes alsaciens-lorrains. Et pour cause, les nazis y avaient des admirateurs, d’autant plus que l’Allemagne
avait occupé l’Alsace Lorraine pendant 48 ans !
Le trio badois, René César Ley, le Dr Henri Muth et le comte Rapp, puis Karl Roos, Robert Ernst et leurs amis dont Paul Schall, René Hauss, Marcel Stürmel…
étaient tournés vers l’Allemagne. L’admiration de Karl Roos l’amènera à rejoindre les hitlériens. Quand les nazis occuperont l’Alsace, ils le porteront aux nues.
Dans l’entre-deux guerre, les réfugiés afflueront en Alsace. Beaucoup de Juifs fuyant le nazisme. Martin Buber en sera… Le Dr Joseph Weill organisera leur accueil
et aussi la résistance contre le nazisme. Il occupera un rôle important.
La Hatikva, l’espoir organisation de jeunes résistants juifs, sera à la pointe de la lutte antinazie. Avec le Dr Joseph Weill, ils organiseront la résistance juive
en Alsace. De nombreuses conférences pour débusquer Mein Kampf d’Hitler et Bagatelles pour un massacre de son admirateur Céline se tiendront à Strasbourg.
Dans le livre, Le double visage de Karl Roos, on va tantôt à Berlin, tantôt à Strasbourg, et on voit comment les liens se tissent entre les nazis,
dont Joseph Goebbels, Karl Roos et Robert Ernst. Montée du nazisme au-delà du Rhin, montée du nazisme en deçà.
Présentation complète du livre sur le Blog 3E éditions, 30 septembre 2016.
Un ouvrage de qualité.
Livre broché : 410 pages + cahier photo, 14 €
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Précédentes éditions, livre broché :
Éditions l'àpart : mars 2012, 20 €