Un ouvrage de qualité.
Livre broché : 326 pages + cahier photo, 11 €
Format livre électronique à 3,99 €
Articles parus sur L'ogre de la gare d'Hanovre :
Dans le Hanovre de l’après-guerre de 14-18, la police est désorganisée, la crise sévit.
Le terreau est favorable à un tueur en série. Pas n’importe lequel, celui-ci, pédophile, s’attaque aux garçonnets et adolescents.
Entre 1918 et 1924, les signalements de disparitions inquiétantes montent en flèche. Le commissaire Retz avoue son impuissance.
Friedrich Haarmann va principalement sévir de 1918 à 1924, sans que le nombre de ses victimes soit réellement connu.
On ne retrouvera pas de cadavres, uniquement une montagne d’os anonymes dans la rivière Leine.
Pour le moins, on forcera Haarmann à avouer 27 assassinats lors de son procès.
Viviane Janouin-Benanti nous a habitués à traiter ses affaires criminelles avec sensibilité et retenue.
Elle n’entre jamais dans le sordide, cherchant plutôt à disséquer la personnalité des protagonistes.
Il faut cependant avouer que pour ce tueur sadique qui vendait de la chair humaine au marché noir, il faut avoir le cœur bien accroché pour suivre son parcours sordide.
En ce sens, c’est un des romans les plus noirs qu’il nous ait été donné de lire.
Heureusement, malgré l’horreur des faits, le style limpide et alerte de l’auteur nous conduit en confiance et sécurité jusqu’à la conclusion de l’enquête et l’expiation du monstre.
CDL 44, février 2019.
Blog des Lecteurs du Port
Le mal en pleine lumière
Parmi les figures les plus glaçantes de la criminologie européenne, Fritz Haarmann incarne à lui seul l’archétype du tueur en série insaisissable,
évoluant dans une société en ruines. Dans son roman-enquête L’Ogre de la gare d’Hanovre, Viviane Janouin-Benanti plonge au cœur de
l’une des affaires criminelles les plus effroyables de l’histoire allemande, en retraçant la vie et les crimes d’un homme qui a
assassiné – et probablement dépecé – des dizaines de jeunes garçons dans les années 1920.
Le style est simple, direct, presque pudique. Mais le fond, lui, est d’une noirceur absolue. Cette chronique criminelle n’est pas qu’un récit macabre,
c’est aussi une réflexion sur la monstruosité humaine, la faillite des institutions, et l’aveuglement d’un pays exsangue après la Première Guerre mondiale.
L’Ogre de la gare d’Hanovre est une œuvre puissante, dérangeante, mais nécessaire. À travers le destin criminel de Fritz Haarmann,
Viviane Janouin-Benanti nous raconte une Allemagne en ruines, un monstre en liberté, et un monde qui détourne les yeux trop longtemps.
Un roman qu’on referme avec un frisson, mais aussi avec une conscience accrue de ce que la société peut engendrer si elle cesse de protéger les siens.
Critique complète à lire sur Les Lecteurs du Port
La barbarie existe. Elle nous laisse d’autant plus sans voix quand il s’agit du comportement d’un être humain d’apparence très ordinaire.
Fritz Haarmann, qui se confondait avec les habitants d’Hanovre, est pourtant un grand psychopathe.
Chez Fritz Haarmann l’acte prévalait sur la pensée. Il vivait l’instant sans se méfier et de fait, ainsi il n’attirait pas l’attention.
Le mal qu’il a commis durant des années n’a rien de banal. Sa seule motivation profonde était une frénésie sexuelle, il voulait son plaisir à tout prix.
Et il aimait le sang.
À partir du jour où il a découvert un plaisir intense en tuant, il a voulu recommencer.
Oui, le mal existe.
Et on repêcha des crânes dans la rivière…
Présentation complète du livre sur le Blog 3E éditions, 30 juin 2019.
Un ouvrage de qualité.
Livre broché : 326 pages + cahier photo, 11 €
Format livre électronique à 3,99 €